À Andilly, quand les arbres du Grand Parc frémissent, ce n’est pas seulement le vent : c’est tout un Moyen Âge qui se réveille. Durant quelques jours, on passe sans prévenir de la vie moderne aux cris des hérauts, au choc feutré des bottes sur les sentiers, et à l’odeur d’hydromel qui semble s’être faufilée partout. L’édition 2026 des Grandes Médiévales d’Andilly promet à nouveau ce mélange rare : une grande fête populaire et une reconstitution immersive où l’on peut, la même heure, regarder une joute équestre, discuter avec un artisan, puis apprendre à écrire son prénom à la plume.
En 2026, rendez-vous au Grand Parc d’Andilly sur deux week-ends (autour de l’Ascension et de la Pentecôte) : 23, 24, 25 puis 30 et 31 mai 2026. Le site ouvre ses portes dès 9h, et la journée a cette fâcheuse tendance à filer à la vitesse d’un destrier. Alors autant venir avec un plan clair… et une curiosité bien affûtée.
Grandes médiévales d’Andilly : une immersion historique géante au Grand Parc
Les Grandes Médiévales d’Andilly ne se contentent pas de “faire médiéval” avec deux étendards et trois costumes. Ici, l’ambition est totale : le parc devient un village d’époque, vivant, bruyant, gourmand, parfois solennel, souvent drôle. On y croise des chevaliers en armure qui ne sont pas là pour poser, mais pour montrer, expliquer, jouer, combattre. On y suit des musiciens qui déambulent comme si leur tournée avait commencé il y a 700 ans. Et surtout, on se retrouve au milieu d’une foule qui participe autant qu’elle regarde.
La force de l’événement tient à son ampleur. On parle de plus de 500 artistes et de près d’un millier de figurants qui donnent du relief à chaque recoin : campements, échoppes, tavernes, coins d’ombre propices aux contes, zones de jeux pour les enfants. Le public n’assiste pas à un spectacle unique ; il traverse une succession de scènes, comme s’il se promenait à l’intérieur d’un film dont il serait aussi figurant, ne serait-ce qu’en s’arrêtant pour regarder un forgeron marteler sa pièce rougeoyante.
Pour rendre l’expérience plus concrète, imaginons Éloi, un visiteur qui vient “juste pour voir”. À 9h30, il entre et se dit qu’il fera un tour rapide du marché. À 10h15, il est déjà happé par une démonstration de fabrication de cote de mailles. À 11h, il se retrouve à observer une répétition d’armes d’hast, puis à midi il mange “juste un petit truc”, qui devient un festin improvisé parce que l’odeur des grillades est franchement persuasive. À 14h, il réalise qu’il n’a pas vu la moitié du parc. C’est ça, Andilly : une journée qui se remplit toute seule.

L’ambiance reste familiale et très accessible. On peut venir costumé, ou pas du tout : personne ne juge, tout le monde joue. Les enfants y trouvent des activités en continu, et les adultes redécouvrent le plaisir simple de regarder des savoir-faire manuels. En filigrane, la fête rappelle aussi l’esprit des grandes foires médiévales : commerce, musique, acrobaties, rires, et une pointe de mystère au détour d’un chemin.
Si vous aimez prolonger l’escapade, l’événement s’inscrit parfaitement dans une découverte plus large de la région : idées de villages, panoramas et haltes pleines de caractère se trouvent par exemple via les plus beaux villages de Haute-Savoie. Une fois qu’on a goûté au voyage dans le temps, on a souvent envie de continuer la balade ailleurs.
Et ce qui rend la fête encore plus savoureuse, c’est qu’elle ne mise pas sur un seul “grand moment” : elle multiplie les rencontres et les déclics, comme une chasse aux merveilles à taille réelle.
Programme Grandes médiévales d’Andilly : les temps forts et animations incontournables
Le programme complet, dans son détail minute par minute, est traditionnellement dévoilé peu avant l’ouverture (en général 15 jours avant). En revanche, la structure des journées et les grandes familles d’animations sont bien identifiées : campements, marché d’artisans, animations en continu, spectacles et nocturnes. Et pour cette édition, un parfum particulier flotte dans l’air : la fête célèbre ses 30 ans, ce qui annonce des clins d’œil, des surprises et une énergie “édition anniversaire”.
Les campements : comprendre la vie militaire sans ennui (promis)
Les campements installés dans la Forêt des Moulins sont un aimant. On n’y voit pas seulement des armes, on y découvre des gestes : comment on s’équipe, comment on s’entraîne, comment on se déplace. Les démonstrations d’engins de guerre, les explications sur les formations (avec ces fameuses “tortues” défensives) rendent les stratégies compréhensibles, même pour quelqu’un qui confond encore un haubert et une cotte de mailles.
Exemple concret : un animateur montre comment une pièce d’armure répartit l’impact. Le public touche, observe, questionne. Et soudain, le Moyen Âge n’est plus un chapitre scolaire : c’est une mécanique vivante, logique, fascinante.
Le marché médiéval : quand les savoir-faire deviennent un spectacle
Dans les allées, les artisans ne vendent pas seulement des objets : ils racontent la matière. Forgerons, tailleurs de pierre, souffleurs de verre, sculpteurs sur bois, selliers… chacun attire un petit attroupement. On peut regarder longtemps, parce que l’œil suit naturellement le geste. Et on repart souvent avec une histoire à raconter, même si on n’a acheté “qu’un petit souvenir”.
Animations en continu : la magie des petites surprises
Entre deux grands shows, l’événement fonctionne comme une ville en fête : quelque chose se passe toujours. On tombe sur des jeux anciens, un atelier de calligraphie, une démonstration de cuisine, un duo musical qui improvise au détour d’un chemin. Le truc, c’est de ne pas vouloir tout contrôler : laissez-vous détourner.
Pour vous aider à vous repérer, voici une liste d’activités à viser en priorité si vous venez en famille ou en groupe, histoire que chacun y trouve son compte :
- Atelier calligraphie : repartir avec son prénom “à la médiévale”, et un vrai souvenir.
- Jeux anciens : parfait pour faire bouger les enfants entre deux spectacles.
- Déambulations musicales : elles créent l’ambiance, même quand vous ne cherchez rien.
- Campements et démonstrations : l’endroit idéal pour poser des questions et apprendre sans s’en rendre compte.
- Tavernes et haltes gourmandes : un moment stratégique pour recharger les batteries sans perdre le fil de la journée.
Spectacles : du panache, des frissons, et parfois des étoiles
La promesse est généreuse : près de 20 heures de spectacles par jour, avec une diversité qui évite la monotonie. Attendez-vous à croiser des numéros aériens, du funambulisme, des concerts, du théâtre, de la jonglerie, des démonstrations de tir à l’arc, des scènes équestres et des moments plus “spectaculaires” encore grâce à la pyrotechnie. La présence des Aigles du Léman ajoute une dimension impressionnante : le vol de rapaces, vu de près, remet instantanément le public en position d’enfant émerveillé.
Et quand la nuit s’en mêle, le parc change de peau. Les spectacles nocturnes et les parcours à la lueur des flambeaux donnent cette sensation rare de participer à une veillée géante, avec le ciel comme plafond.
Pour sentir l’ambiance avant de venir, vous pouvez aussi lancer une recherche vidéo et vous mettre dans le ton :
À ce stade, une question se pose naturellement : comment organiser ses journées pour ne pas courir partout comme un page en retard ? Passons au découpage jour par jour.
Programme jour par jour : dates, horaires et moments clés des Grandes médiévales d’Andilly
Le festival se déploie sur cinq journées réparties sur deux week-ends : samedi 23, dimanche 24, lundi 25, puis samedi 30 et dimanche 31 mai. L’accès est annoncé dès 9h, ce qui change tout : arriver tôt permet de profiter des zones les plus demandées, de discuter avec les artisans avant l’affluence, et de s’offrir un premier spectacle sans jouer des coudes.
Samedi 23 mai : ouverture en fanfare et repérage malin
Le premier jour est idéal pour “prendre la mesure” du site. Beaucoup de visiteurs choisissent de commencer par le marché, puis de basculer vers les campements. C’est une stratégie gagnante : on s’imprègne, on se repère, on note mentalement les coins à revoir plus tard. Côté spectacles, misez sur une grande scène en milieu de journée, puis gardez une place pour les déambulations : elles donnent l’impression que le parc vous parle.
Conseil d’Éloi (qui a appris à ses dépens) : repérez un point de rendez-vous fixe avec votre groupe. À Andilly, on se “perd” facilement… mais joyeusement.
Dimanche 24 mai : journée famille, ateliers et grands shows
Le dimanche attire souvent les tribus. C’est le jour parfait pour enchaîner ateliers participatifs et spectacles. Le matin, quand l’énergie est au maximum, place aux activités manuelles : calligraphie, jeux, découvertes culinaires. L’après-midi, on peut viser un spectacle équestre et une démonstration de combat. Entre les deux, une pause taverne s’impose, ne serait-ce que pour comparer les opinions : “le meilleur”, c’est souvent celui qu’on goûte au bon moment.
Lundi 25 mai : le bon plan pour respirer et approfondir
Ce jour-là offre généralement une sensation d’espace. On prend plus le temps de discuter avec les exposants, d’assister à une explication complète sur un engin de siège, ou de regarder une répétition. Si vous aimez comprendre “comment c’est fait”, c’est une journée en or. C’est aussi un bon moment pour s’offrir une boucle complète du site, sans zapper les zones plus discrètes comme les coins de contes.
Samedi 30 mai : montée en puissance et esprit anniversaire
Sur le deuxième week-end, l’ambiance est souvent électrique : les visiteurs reviennent, les habitués comparent, et l’esprit des 30 ans plane comme une bannière. C’est le jour idéal pour viser les spectacles les plus “grand format” et garder un œil sur les annonces sur place : certaines surprises d’édition spéciale se savourent mieux quand on n’est pas pressé.
Dimanche 31 mai : derniers coups d’éclat et adieux en beauté
Dernier jour, donc dernière chance. C’est souvent le moment où l’on fait ce qu’on a remis à plus tard : retourner voir un artisan, acheter le souvenir qu’on a “raisonnablement” refusé la veille, ou revoir un show parce qu’on veut le vivre différemment. Si un nocturne est proposé ce jour-là, il a un goût particulier : celui des fins de fête qui donnent envie de revenir.
Pour compléter votre week-end dans le coin, il peut être utile de piocher des idées d’activités synchronisées avec ces dates, comme celles suggérées ici : que faire en Haute-Savoie le week-end du 31 mai et 1er juin. On peut très bien enchaîner Andilly et une escapade panoramique le lendemain, histoire de redescendre doucement… ou de prolonger la magie.
Une fois les dates posées, reste à réussir la logistique : billets, navettes, stationnement, et deux ou trois astuces qui évitent les “petits drames” (comme manquer de monnaie au pire moment).
Infos pratiques : billets, accès, navettes, parking et règles à connaître
Une fête médiévale, c’est plus simple quand on a l’intendance bien calée. Sur place, tout est prévu pour accueillir du monde, mais quelques choix en amont changent la journée : réserver certains services, anticiper les moyens de paiement, et connaître les horaires clés.
Billetterie et horaires : partir tôt, c’est gagner du temps
Les billets sont annoncés disponibles en ligne et également achetables sur place. Les tarifs varient selon les jours, avec un point de repère clair : à partir de 30 € pour un adulte et 23 € pour un enfant. L’entrée est autorisée dès 9h, un détail qui n’en est pas un. Arriver à l’ouverture permet d’entrer dans le parc comme dans un roman : la foule n’a pas encore “épaissi” l’air, et les rencontres sont plus faciles.
Accès : navettes gratuites et parkings relais
Bonne nouvelle pour éviter les bouchons et la tension sur le volant : des navettes gratuites sont prévues de 8h30 à minuit. Elles desservent des parkings relais comme Copponex, Mont Sion et Cruseilles. Le principe est simple : vous laissez la voiture, vous montez, et vous arrivez au site sans avoir à négocier une place au dernier moment.
Pour celles et ceux qui veulent la solution la plus directe, il existe un Parking Privilège juste devant l’entrée, accessible sur réservation au tarif de 22 € par jour. Les places étant limitées, l’anticipation est votre meilleure alliée.
Restauration : gourmand, pratique, et parfois stratégique
Entre deux spectacles, l’offre sur place est pensée pour tenir la distance : crêpes, spécialités savoyardes, sandwichs, grillades, hydromel, glaces. Le piège, c’est de sous-estimer le temps que prend une pause quand tout le monde a faim en même temps. Astuce : décalez légèrement votre déjeuner (un peu avant ou un peu après midi), et vous gagnerez en confort.
Les pique-niques sont autorisés, avec des zones aménagées. C’est une excellente option si vous venez en famille : budget maîtrisé, enfants contents, et liberté totale sur l’horaire.
Moyens de paiement : l’astuce qui sauve la file d’attente
Point crucial : beaucoup de tavernes et stands acceptent uniquement les espèces. Trois distributeurs automatiques sont annoncés sur site, avec une commission de 5 % par retrait. Moralité : prévoyez du liquide en amont, et gardez une petite réserve “spéciale urgence” (l’achat impulsif d’une poignée de dragées médiévales, par exemple, n’attend pas).
Animaux : règle simple, à anticiper
Les animaux ne sont pas admis, même tenus en laisse. Si vous venez de loin, pensez à organiser une garde : c’est le genre de détail qui peut transformer une journée de fête en demi-tour frustrant.
Et maintenant que l’accès est balisé, il reste une question réjouissante : où dormir (et quoi faire autour) si l’on veut transformer sa visite en mini-séjour ?
Où dormir et quoi faire autour : hébergements proches et idées d’escapades en Haute-Savoie
Beaucoup de visiteurs viennent pour une journée. D’autres, plus malins (ou plus gourmands), transforment l’événement en escapade de plusieurs jours. C’est logique : la région se prête au jeu, et l’intensité du festival donne envie de s’offrir une soirée calme ensuite, plutôt que de reprendre la route au milieu des souvenirs qui se bousculent.
Hôtels à proximité : trois options solides pour récupérer comme un seigneur
Pour un séjour confortable, plusieurs adresses proches sont régulièrement citées par les visiteurs qui veulent combiner repos et praticité.
Ibis Styles Saint-Julien-en-Genevois Vitam convient particulièrement à ceux qui voyagent en famille. L’intérêt est double : la proximité relative de l’événement et l’intégration à un grand espace de loisirs. Après une journée à marcher et à s’émerveiller, finir par un moment détente (parc aquatique, salle de sport, activités) a quelque chose de délicieusement contradictoire… donc parfait.
AC Hotel by Marriott, à Saint-Julien-en-Genevois, joue la carte du confort moderne : chambres spacieuses, restaurant, bar, salle de sport. C’est une excellente option si vous aimez l’idée d’alterner “bottes dans la poussière” le jour et “oreiller impeccable” le soir.
Savoie Hotel aux portes de Genève se trouve à Saint-Julien-en-Genevois, à 15 minutes en voiture de Genève. Il propose des chambres avec salle de bains privative et connexion Wi-Fi gratuite.
Idées de balades et prolongations : changer de décor sans quitter la magie
Si vous restez un peu, plusieurs axes sont faciles à combiner avec Andilly. Certains cherchent des panoramas, d’autres des villages de caractère, d’autres encore un détour culturel. Pour une escapade très accessible, vous pouvez préparer une liste de haltes via visiter la Haute-Savoie en 7 jours et construire votre itinéraire comme un carnet de voyage.
Vous avez envie d’un point de vue “waouh” pour calmer l’esprit après les tambours et les fanfares ? Les rives et hauteurs autour d’Annecy offrent de superbes spots, à repérer par exemple avec les plus beaux points de vue sur le lac d’Annecy. C’est le parfait contrepoint : après la foule et les spectacles, l’horizon et l’eau.
Et pour ceux qui aiment relier les expériences, un détour “châteaux” peut prolonger le thème médiéval sans forcer : la Haute-Savoie regorge de bâtisses, d’histoires locales, de points de vue stratégiques (et de légendes à raconter au retour). L’intérêt, c’est de rester dans le récit : après Andilly, on continue le voyage dans le temps, mais à son rythme.
Au fond, l’idée n’est pas d’en faire trop. C’est de choisir : une journée de festival, puis une balade. Ou deux journées de fête, puis une visite plus tranquille. L’essentiel, c’est de garder une marge pour l’imprévu… car c’est souvent lui qui fait les meilleurs souvenirs.

Quelles sont les dates des Grandes médiévales d’Andilly ?
Les festivités se tiennent au Grand Parc d’Andilly sur deux week-ends : les 23, 24, 25 mai puis les 30 et 31 mai. L’accès au parc est annoncé dès 9h, ce qui permet de profiter pleinement des animations dès le matin.
Quels types d’animations et de spectacles peut-on voir sur place ?
Vous trouverez des campements (démonstrations, entraînements, engins de guerre), un marché d’artisans (forge, pierre, verre, bois, sellerie), des ateliers et jeux tout au long de la journée, ainsi qu’une programmation de spectacles très variée : équestre, jonglerie, musique, théâtre, tir à l’arc, pyrotechnie et vols de rapaces avec les Aigles du Léman, sans oublier des nocturnes sous les flambeaux.
Comment accéder au site sans stress pour se garer ?
Un service de navettes gratuites est prévu de 8h30 à minuit, avec desserte de parkings relais (Copponex, Mont Sion, Cruseilles). Il existe aussi un Parking Privilège juste devant l’entrée, sur réservation, au tarif de 22 € par jour, avec des places limitées.
Peut-on payer par carte sur le festival ?
Beaucoup de stands et tavernes fonctionnent principalement en espèces. Trois distributeurs automatiques sont annoncés sur site, avec une commission de 5 % par retrait. Le plus confortable reste de prévoir du liquide à l’avance pour éviter les files et les frais.
Les animaux sont-ils autorisés aux Grandes médiévales d’Andilly ?
Non, les animaux ne sont pas admis sur le site, y compris tenus en laisse. Pensez à organiser une garde si vous venez de loin.
Site officiel : https://www.grandparc-andilly.com/spectacles-grandes-medievales-andilly

