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Techniques avancées d’orientation




Voici le 4eme article de notre série consacrée à l’orientation en montagne. Après avoir découvert la carte, la boussole et altimètre, et surtout comment les utiliser avec des techniques de bases pour s’orienter avec visibilité correcte, nous allons maintenant découvrir quelques techniques "avancées" (erreur volontaire, tangente à la courbe) à utiliser avec visibilité réduite, mais très délicate à mettre en œuvre.

Jusqu’à présent nous avons considéré que la visibilité était correcte. Mais ce n’est pas toujours le cas en montagne et c’est souvent dans ces conditions que vous aurez le plus besoin de vous orienter. Et ce n’est pas le plus facile !

Déterminer sa position sur le terrain par la méthode de la tangente à la courbe

Il s’agit donc de trouver sa position sur la carte. On suppose que l’on connaît la zone approximative dans laquelle on peut être. Comme on a un altimètre correctement étalonné, on sait sur quelle courbe de niveau on est. Il suffit alors, sur le terrain, de relever l’azimut de la perpendiculaire à la ligne de plus grande pente, de poser sa boussole sur la carte sur l’azimut du terrain, et de la promener le long de la courbe de niveau jusqu’à tangenter cette dernière : C’est la position cherchée.
Compliqué ? En effet, mais, en fait, une petite variante consiste à envoyer son coéquipiers un peu devant vous mais en restant précisément à la même altitude (figure 1). Il vous suffit alors de relever l’azimut de votre coéquipiers / point remarquable mobile. Comme vous êtes tous les deux sur la même courbe de niveau, vous aurez l’azimut de la tangente à la courbe !!!
Suivant la nature du terrain (figure 2), il peut être nécessaire de refaire cette opération plusieurs fois de suite, en des endroits différents.
Remarque : cette technique peut être plus ou moins facile à réaliser suivant le terrain. Elle ne sera efficace que si vous vous y entraînez régulièrement.

Suivre un azimut sans visibilité

Pour cela, il est impératif de réduire la distance qui vous sépare du point que vous visez. De toute manière, vous n’avez pas le choix, je vous rappelle que la visibilité est très réduite !
Vous vous fixez donc plusieurs points intermédiaires de progression et vous choisissez un point immanquable comme objectif final. Par exemple, une barre rocheuse ou une courbe de niveau (altimètre bien calé fortement conseillé).
Un point caractéristique intéressant à viser est un de vos coéquipiers. Vous le faites progresser devant vous en limite de visibilité en le guidant à la voix en fonction de votre lecture de la boussole.
C’est une technique assez efficace, qui vous ralentira certes un peu, mais beaucoup moins que la technique classique de progression sans visibilité. Mais il est préférable d’y être bien entrainé auparavant sous peine d’erreur garantie.
Avec la technique classique, c’est à peu près la même chose sauf que lorsque vous faites progresser votre coéquipier, vous restez immobile.
Une fois celui ci en limite de visibilité, vous le faites stopper, vous corriger éventuellement son cap, et vous le rejoignez. Et ainsi de suite... Plus facile mais extrêmement long.

L’inconvénient de ces techniques est que, même avec l’habitude, vous allez avoir une erreur, certes minime si vous êtes bien entraîné, mais suffisante pour louper le refuge que vous convoitez.

Afin de contrer cela, on utilise la technique de l’erreur volontaire.
On sait que l’on va avoir une petite erreur lors de la navigation mais on ne sait pas dans quel sens elle se produira : quelques degrés à droite ou à gauche ???
Lors du choix de l’azimut (un point d’arrêt caractéristique), on introduit volontairement une erreur dans un sens que l’on connaît.
Il suffit ensuite de suivre cet azimut "faux" puis, une fois le point d’arrêt atteint, de corriger dans le sens opposé à l’erreur introduite. Évidemment, ne prenez pas une erreur de 2 kms !!!

Par exemple : on cherche à rejoindre le refuge à 2120m, plein nord. On choisit un azimut un peu à gauche (par exemple) de l’azimut réel jusqu’à l’altitude désirée.
Il suffit ensuite de suivre la courbe de niveau (ici vers la droite) jusqu’à l’objectif. Si on avait visé directement sur le refuge (nord), il y aurait eu de grandes chances, qu’une fois l’altitude atteinte, on ne tombe pas sur le refuge et que l’on ne sache pas dans quelle direction partir.

Ce sont des techniques assez délicates à mettre en œuvre mais une fois bien maitrisées, elles peuvent être d’une grande utilité. C’est même le seul moyen de se repérer de façon relativement fiable sans visibilité, hors GPS (lorsque celui ci fonctionne).
Alors, lors de vos randonnées, consacrez un peu de temps à vous y entrainer et vous verrez que ce n’est, finalement, pas si compliqué.









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