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Quand l’avalanche est là




Malgré toutes les précautions que vous pourrez prendre, il se peut que vous soyez pris un jour par une avalanche. Que faire dans ce cas là.

Pendant l’avalanche

Vous êtes à l’extérieur de l’avalanche

Dès le déclenchement, observez la ou les personnes emportées jusqu’à l’arrêt complet de la coulée. Essayer de mémoriser leur point de disparition et imaginer leur trajectoire. Ce repérage est très important pour déterminer la zone préférentielle de recherche. Si l’observation de la ou des victimes pendant l’avalanche n’a pu se faire, tentez de déterminer immédiatement après l’arrêt de celle ci, sa trajectoire en repérant des indices laissés le long de son parcours (objets, sac, vêtements ...).

Vous êtes dans l’avalanche

  • L’avanche part loin en amont : Vous pouvez tenter de vous échapper sur les cotés. Pour cela, en général, cherchez à prendre de la vitesse en plongeant dans la pente puis obliquez vers les bords de la trajectoire de la coulée.
  • L’avalanche part sous vos pieds : Si vous êtes près d’un bord de l’avalanche, tentez de rejoindre la neige stable. Si vous êtes loin du bord, vous devez tout faire pour tenter de rester à la surface de l’avalanche. Si vous en avez le temps, vous devez :
    • enlever les lanières de sécurité des skis.
    • enlever les mains des dragonnes de bâtons.
    • Si vous avez un gros sac, ouvrir la sangle ventrale. Si possible, vous devez vous séparer du sac le plus tard possible, celui ci donnera une indication de votre position si vous êtes ensevelis.
    • Avec un petit sac, vous pouvez le garder sur vous, il vous isolera un peu de la neige.

Ensuite, vous devrez adapter votre attitude en fonction de la nature de l’avalanche :

    • Plaque dure : la couche de neige se disloque en gros blocs sans dégagement d’un nuage de neige. La vitesse de glissement est généralement modérée et les risques d’asphyxie sont faibles. Le skieur emporté peut s’appuyer sur les blocs environnants afin de tenter de se maintenir en surface.
    • Plaque friable / poudreuse : le premier risque est l’asphyxie. Il faut absolument tenter de se protéger les voies respiratoires tout en se recroquevillant sur soi même. Durant la coulée, profiter des passage en surface pour refaire provision d’air. Lorsque la coulée est en train de s’arrêter, vous détendre le plus possible afin d’augmenter le volume que vous occupez, le but étant de vous constituer une poche d’air la plus grande possible.
    • Coulée de neige humide : la vitesse de la coulée est généralement modérée, sans dégagement de nuage de neige. Le comportement à adopter est de tenter de rester en surface par des mouvements de brasse. Si malgré cela, vous êtes aspiré vers le fond de la coulée, pensez à protéger les voies respiratoires et à vous préserver une poche d’air.

A l’arrêt de l’avalanche

Que faire pour survivre dans une avalanche ? Le point le plus important est de vous constituer un "espace" de survie (le mouvement de détente dont on a déjà parlé). Essayer de vous ménager un espace d’air devant le visage. Et à partir de maintenant il est impératif de s’économiser. Il est inutile de crier pour appeler du secours, il faut garder votre calme (plus facile à dire qu’à faire, je vous l’accorde !).

Après l’arrêt de l’avalanche

La course contre le temps est déclenchée mais il ne faut surtout pas paniquer ou se précipiter sans réfléchir. Il est préferrable qu’un membre du groupe, le plus expérimenté ou le plus fort psychologiquement, prenne la direction des opérations. Si le groupe des témoins se trouvent en amont de l’avalanche, l’approche se fait par le haut, si possible sur la zone de parcours de la coulée, afin de pouvoir repérer les indices abandonnés. Poster si possible un observateur qui surveillera attentivement une éventuelle sur-avalanche.

Déclencher les secours

La décision de déclencher les secours extérieur dépendra de la capacité du groupe à gérer les recherches, de l’éloignement, de l’importance du groupe, des conditions météo, du matériel disponible... Une fois la décision prise, l’alerte doit être donnée le plus vite possible et de la façon la plus précise possible. L’augmentation de la couverture du réseaux gsm sur le territoire Français, y compris en zone de montagne, fait de votre portable un outil indispensable. Pour rappel, le N° des secours sur un portable est le 112.

Au prochain article, nous verrons comment conduire les recherches et nous parlerons de l’ARVA, outil indispensable avec la sonde et la pelle à neige.









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