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Le bouilleur ambulant




Vous avez peut être déjà aperçu, au bord de la route, une étrange tente faite de bâches, un curieux balai de 4x4, de gros bidons et une vapeur qui sent bon les fruits...

Quand on découvre l’alambic pour la première fois, on est surpris par l’ancienneté de la machine montée sur roues. Certains l’appellent "la marraine". Alors qu’on déverse les fruits dans d’énormes fûts (les vases) un bruit vrombissant et entêtant retentit. La vapeur, de curieuses vannes et autres tuyaux et manomètres pourraient faire croire que l’on a pris place dans une vieille locomotive du début du siècle ! Mais l’odeur est bien plus agréable...
L’alambic est un procédé ancestral : on envoie de la vapeur d’eau dans les vases qui porteront les fruits fermentés à ébullition. La vapeur d’alcool dégagée passe par un serpentin ou elle condense et sort sous forme d’eau de vie. Une fois les fruits cuits, le distillateur arrête la cuisson et vide les vases de leur purée de fruits...
L’hiver approchant, c’est une quinzaine d’alambics qui se répartiront sur la Haute Savoie. Leur passage et leur emplacement a été défini depuis longtemps si bien que chaque année on y retrouve toujours les mêmes personnes. Les bouilleurs de cru viennent apporter les fruits du vergers, pommes, poires, prunes...
Jusqu’à présent il fallait jouir d’un privilège, transmis de génération en génération, pour avoir le droit de faire distiller les fruits en alcool, ou payer une taxe importante. A partir du 1er janvier 2008, les privilèges seront abolis et la taxe sera baissée de moitié. Tous ceux qui voudront pourront faire distiller les fruits de leur verger.

Malheureusement, ce métier est probablement voué à disparaitre, de moins en moins de monde récoltent les fruits du verger pour les faire distiller. Et c’est bien dommage, goutez une bonne poire sortie de l’alambic et vous comprendrez...









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